Quelques repères
Questions fréquentes autour de la Méthode France Guillain
Bain dérivatif
Le bain dérivatif est une pratique d’hygiène de vie naturelle, fondée sur l’usage de la fraîcheur au niveau du périnée.
Il ne s’agit pas d’une médecine, ni douce ni exotique, mais d’une compétence archaïque. Elle est pratiquée depuis toujours dans le monde entier, et remise à l’ordre du jour en Occident depuis cent cinquante ans. Cette pratique est un des piliers de la Méthode France Guillain.
La fraîcheur douce appliquée au périnée stimule la mobilité des tissus (fascia) et favorise la circulation et l’élimination. Cette mise en mouvement aide le corps à évacuer ce qui doit l’être et à mieux répartir ses ressources.
Non.
Le bain dérivatif ne relève pas de la médecine, ne pose pas de diagnostic et ne se substitue pas à un suivi médical.
Il s’inscrit dans une approche d’hygiène de vie, au même titre que l’alimentation, le mouvement ou l’exposition mesurée au soleil.
Les graisses fluides, dites brunes, sont essentielles au bon fonctionnement du corps: protection thermique, énergie, réserves, équilibre hormonal et réparation des tissus.
Les graisses épaisses, issues d’une alimentation dénaturée et d’une mauvaise mastication, ont tendance à s’accumuler et doivent être expulsées par les graisses fluides.
Le bain dérivatif favorise la circulation des graisses, permettant à la fois l’élimination des surplus par la digestion et l’activation des fonctions des graisses fluides, lorsque le fascia accomplit correctement son travail.
Le bain dérivatif est une pratique très ancienne, présente dans différentes cultures depuis des millénaires.
En Occident, il a été décrit par Louis Kuhne, puis reconnu et transmis par plusieurs figures de l’hygiénisme, notamment Henri-Charles Geffroy et Raymond Dextreit. Il est aujourd’hui très largement connu et mentionné par des médecins, dont Docteur Plisnier, comme une pratique d’hygiène de vie.
L’être humain est un mammifère. La poche froide permet de rétablir la fraîcheur naturellement présente chez tous les mammifères au niveau de l’entrejambe, fraîcheur que nos modes de vie modernes ont fait disparaître en maintenant anormalement au chaud cette partie du corps chez l’être humain. La poche froide, placée dans le slip ou sur laquelle on s’assoit, est la façon la plus simple et la plus confortable de rétablir cet état naturel.
Pour refroidir suffisamment les poches froides, le réfrigérateur ne suffit pas. Les poches doivent être mises au congélateur ou au freezer pour atteindre la fraîcheur nécessaire.
Les poches Freezsnow ne descendent jamais en dessous de zéro, même au congélateur. Il n’y a donc aucun risque de froid excessif.
Sans congélateur, l’effet recherché ne sera pas obtenu.
L’expérience a montré qu’il est possible d’obtenir des résultats en dissociant fraîcheur et friction.
Par exemple, on peut marcher pour apporter la friction, puis s’asseoir ensuite sur une poche froide afin de maintenir la fraîcheur, en changeant de poche dès que la sensation diminue.
Il est important de bien s’informer avant de commencer afin d’éviter des erreurs, notamment sur la gestion de la température interne.
La poche froide peut être utilisée en position assise, portée discrètement sous les vêtements ou intégrée aux activités quotidiennes.
Une utilisation d’au moins trois heures par jour produit déjà des effets. Elle peut être prolongée davantage, à condition de disposer de plusieurs poches pour respecter les temps de refroidissement.
Après avoir testé de nombreux modèles, une poche froide répondant aux garanties nécessaires a été conçue.
Elle est solide, lavable, anatomique et discrète sous les vêtements. Elle convient aussi bien aux personnes très actives qu’à celles qui restent longtemps assises, aux femmes comme aux hommes.
Le bain dérivatif a historiquement été transmis par des hommes et pratiqué principalement par des hommes, avant de se diffuser plus largement.
La poche froide apporte la fraîcheur indispensable et constitue un outil important de la pratique du bain dérivatif.
Cependant, pour obtenir des résultats sur l’ensemble du corps, il est nécessaire d’appliquer l’ensemble des principes de la Méthode France Guillain : alimentation adaptée, mastication correcte, équilibre des repas, et respect des besoins naturels du corps.
Selon les situations, l’argile, la lumière solaire et l’exercice en plein air peuvent également être nécessaires.
Miam-Ô-Fruit
C’est la quintessence du fruit sauvage: dans la nature, le fruit a de grosses graines, donc beaucoup d’huile!
- Une demi-banane écrasée à la fourchette jusqu’à la rendre liquide et légèrement brune
- Deux cuillers à soupe d’huile de colza bio ou une cuiller à café d’huile de lin + une cuiller à soupe d’huile de sésame crue non toastée. On émulsionne l’huile dans la banane, on ne doit plus voir l’huile.
- Une cuiller à soupe rase de graines de lin broyées finement
- Une cuiller à soupe rase de graines de sésame broyées finement
- Une cuiller à soupe d’un mélange de 3 autres graines broyées (cajou, arachide, noix, noisette, tournesol, pépin de courge, etc. au choix)
- Deux cuillers à café de jus de citron frais
- Plusieurs fruits ou morceaux de fruits différents : pomme, poire, kiwi, papaye, mangue, litchi, longane, ramboutan, ananas, fraise, framboise, fruit de la passion, fruit du dragon, groseille, prune, mirabelle, pêche, abricot, mûre, airelle, corossol, pomme cannelle, etc… selon la saison et le lieu.
On ne met pas de fruits séchés, ils sont cuits au soleil.
On ne met pas non plus d’agrumes, orange, mandarine, pamplemousse, clémentine, ni melon ni pastèque. Ces fruits sont à digestion trop rapide, ils doivent être consommés à part.
On n’ajoute rien, on n’ôte rien.
Il n’est pas possible de remplacer le citron par du vinaigre. La vitamine C du citron permet que l’huile ne soit pas saturée au moment où elle arrive dans l’intestin, au moment où elle passe la barrière intestinale. Le vinaigre, même de cidre, n’a pas cette fonction, et il est d’ailleurs indiqué: « pas de vinaigre, même de cidre ». Donc: garder du vrai citron, fraîchement pressé.
On fait une belle assiette qui peut être consommée au choix le matin, à midi ou le soir. Ce repas se mastique en 30 à 40 minutes, chaque bouchée doit absolument être liquéfiée.
Pour bien comprendre l’importance de cette préparation, 36 pages et 30 questions-réponses lui sont consacrées dans La Méthode France Guillain, et Le Miam-Ô-Fruit aux Éditions du Rocher donne de nombreux conseils pratiques.
Lorsqu’une graine est trempée, elle s’active biologiquement et entre dans le processus de germination. Cette activation entraîne une altération progressive de la qualité des omégas: le contact avec l’eau favorise leur transformation chimique, c’est-à-dire le début de leur dégradation, notamment par oxydation et action enzymatique.
Une graine trempée, même si elle n’a pas encore germé visiblement, est déjà entrée dans ce processus de transformation.
Les graines trempées apportent des oligo-éléments, mais elles ont perdu une partie de leurs omégas, qui sont essentiels dans cette préparation: les graines trempées ou germées peuvent être consommées dans un autre cadre, en tout début de repas, mais pas dans le Miam-Ô-Fruit.
En outre, même si la quantité d’omégas peut peu varier dans une graine trempée pendant quelques heures, leur intégrité et leur efficacité biologique diminuent. Ils s’intègrent alors moins bien dans les membranes cellulaires et deviennent plus sensibles à l’oxydation.
C’est pourquoi, dans le Miam-Ô-Fruit, les graines sont prévues sèches, crues et fraîchement broyées, afin de préserver au maximum la qualité fonctionnelle des omégas, qui est l’objectif principal de cette préparation.
Est-ce que l’acide phytique contenu dans les graines sèches pose problème?
Dans le cadre du Miam-Ô-Fruit, la quantité de graines est modérée, et la proportion d’acide phytique est négligeable au regard des bénéfices apportés par les omégas indispensables, à condition que les graines soient sèches et fraîchement broyées.
La priorité est donnée à la qualité et à la disponibilité de ces graisses.
Pour moudre les graines oléagineuses du Miam-Ô-Fruit, il suffit d’un simple moulin à café, le plus simple que vous puissiez trouver dans le commerce, par exemple celui-ci: https://amzn.to/4kkdIM3
Les indications données par certains fabricants peuvent prêter à confusion, en indiquant qu’il faut faire cuire les graines de lin afin de diminuer les glycosides cyanogènes qu’elles contiennent. Cette recommandation du fabricant vise à éliminer un risque potentiel lié à ces composés du lin en cas de consommation importante. En effet, certaines personnes en ajoutent plusieurs cuillères à soupe dans leurs smoothies: c’est dans ce contexte que le fabricant met en garde.
Dans le Miam-Ô-Fruit, l’objectif est différent: il s’agit de préserver les omégas du lin. Ces omégas sont très fragiles et ne supportent pas la chaleur: la cuisson détruit leur qualité et leur efficacité biologique.
Dans le cadre du Miam-Ô-Fruit, la quantité de lin est très faible, il est fraîchement moulu et intégré à un mélange alimentaire riche et varié. Il ne s’agit en aucun cas d’une consommation massive ou isolée. À cette dose, la question des glycosides cyanogènes ne pose aucun problème, tandis que la cuisson ferait perdre l’intérêt principal de cette graine. Dans ce cas précis, le bénéfice est donc beaucoup plus important que l’inconvénient.
Si cette mention sur l’emballage vous inquiète, deux solutions sont possibles:
– utiliser un lin explicitement indiqué comme consommable cru
– ou réduire la part de lin et augmenter celle d’autres graines prévues dans le Miam-Ô-Fruit, par exemple le chanvre, naturellement riche en oméga-3.
La congélation conserve une part de vitamines, minéraux et fibres, mais pas la dynamique vivante de l’aliment : les cristaux de glace altèrent et désorganisent la structure cellulaire, si bien que le fruit est « brûlé par le froid » et n’est plus cru au sens physiologique. De même que la consommation d’aliments cuits s’accompagne d’une sollicitation inflammatoire (leucocytose post-prandiale), le fruit congelé est perçu avec une certaine méfiance par le corps. Dans le Miam-Ô-Fruit, on met donc des fruits frais. Si l’on n’a pas de fruits en hiver et que l’on souhaite conserver ceux de l’été, il vaut mieux procéder à une lactofermentation douce (sans sel), qui maintient le fruit cru et s’appuie sur des micro-organismes naturellement présents, bénéfiques pour le microbiote.
Article complet à lire ici
Miam-Ô-5
Le Miam-Ô-5, avec le Miam-Ô-Fruit, constitue la base de l’alimentation de la Méthode France Guillain.
Cette alimentation traditionnelle et universelle repose sur des principes simples, observés dans de nombreuses civilisations et ont été décrits à Harvard en 2008 à la suite de 22 000 études internationales (Étude Harvard et INSERM publi. Dossier Sciences et avenir, février 2008). Ces recettes ont permis pendant des siècles de vivre sans obésité, avant d’être déformées par l’industrialisation de l’alimentation.
- Une céréale ou un tubercule ou légume-racine
- Des légumes
- Un peu de légumineuse
- Un peu de protéine animale
- De l’huile crue
Pour approfondir le sujet, consulter La Méthode France Guillain, et Le Miam-Ô-5, aux Éditions du Rocher.
Nous parlons ici de l’argile verte illite, pure et active, puisée très en profondeur.
L’argile purifie, répare et régénère. Elle peut être utilisée en synergie avec les autres éléments de la Méthode, avec discernement.
Son usage obéit à des règles précises : on ne l’applique ni sur n’importe quoi, ni n’importe comment.
L’argile complète l’alimentation et le bain dérivatif. Elle agit d’autant mieux que le corps dispose de graisses brunes disponibles au niveau où elle est appliquée.
Elle ne doit jamais être posée sur une zone comportant du matériel médical, ni sur une partie du corps sans activation préalable des points de drainage ou sans pratique des bains dérivatifs.
La préparation d’un cataplasme nécessite une argile verte illite pure, de l’eau potable, des bandes de maintien, ainsi qu’un récipient de qualité alimentaire.
Il est indispensable de s’appuyer sur un ouvrage de référence afin de respecter les règles précises d’utilisation, comme La Méthode France Guillain, Éditions du Rocher ou L’Argile tout simplement, Éditions Demeter.
Argile
Nous parlons ici de l’argile verte illite, pure et active, puisée très en profondeur.
L’argile purifie, répare et régénère. Elle peut être utilisée en synergie avec les autres éléments de la Méthode, avec discernement.
Son usage obéit à des règles précises : on ne l’applique ni sur n’importe quoi, ni n’importe comment.
L’argile complète l’alimentation et le bain dérivatif. Elle agit d’autant mieux que le corps dispose de graisses brunes disponibles au niveau où elle est appliquée.
Elle ne doit jamais être posée sur une zone comportant du matériel médical, ni sur une partie du corps sans activation préalable des points de drainage ou sans pratique des bains dérivatifs.
La préparation d’un cataplasme nécessite une argile verte illite pure, de l’eau potable, des bandes de maintien, ainsi qu’un récipient de qualité alimentaire.
Il est indispensable de s’appuyer sur un ouvrage de référence afin de respecter les règles précises d’utilisation, comme La Méthode France Guillain, Éditions du Rocher ou L’Argile tout simplement, Éditions Demeter.
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