Côte cassée : deux expériences avec des cataplasmes d’argile
Argile et côte cassée : expériences et échange autour du cal osseux
Une participante raconte son expérience après une fracture des côtes et l’utilisation prolongée de cataplasmes d’argile. France Guillain partage ensuite une expérience comparable, puis la conversation s’élargit à la réparation osseuse, au cal qui se forme après une fracture et à la question d’une participante ayant une ancienne blessure au pied.
Pour aller plus loin : découvrir ce qu’est l’argile et comment l’appliquer.
Équipage Pleines Voiles
Chaque mois, les rencontres en ligne de l’Équipage Pleines Voiles permettent d’approfondir la Méthode France Guillain, de répondre aux questions des participants et d’échanger autour de sa mise en pratique au quotidien.
S’inscrire à l’Équipage Pleines Voiles
🎧 8:15
Lire la transcription de la vidéo
Première participante : Moi, je veux bien partager une expérience que j’ai eue extrêmement puissante avec l’argile. Elle remonte un peu. Je ne me souviens plus si c’était 2014 ou 2016. Mon truc, c’est de monter à cheval et j’ai fait un stage qui commençait le lundi à 10 heures. Je suis arrivée, je suis montée sur le cheval. Je pense qu’en m’asseyant, je lui ai fait très mal au dos. Bref, il m’a éjectée. Et là, j’ai eu relativement mal aux côtes. Comme je suis mordue, j’ai continué lundi matin, lundi après-midi, mardi matin, mercredi matin, mercredi après-midi. Et là, j’ai compris l’expression « se tordre de douleur », parce que ça a duré une nanoseconde, mais vraiment une espèce de contraction. Et là, je me suis dit : il faut que j’aille voir le médecin, qui me dit : « Pour moi, vous avez une côte cassée, allez faire une radio et revenez me voir. » Donc je vais faire la radio, évidemment, qui confirme la côte cassée. Je retourne chez le médecin et il me dit : « Je vais vous prescrire des anti-inflammatoires parce que vous devez souffrir le martyr. » Et c’est vrai que quand je me couchais, c’est ça aussi qui m’avait laissé entendre que c’était un peu compliqué. Et donc, je lui ai bêtement demandé si je pouvais continuer à monter à cheval et finir mon stage. Il m’a répondu que si je voulais me perforer le poumon, c’était sans doute la meilleure chose à faire. Et donc, devant sa volonté de me prescrire des anti-inflammatoires, je me suis souvenue de petits livres, L’Argile tout simplement, qui étaient dans ma bibliothèque. Et donc j’ai fait un détour par la boutique bio. Je suis rentrée chez moi et j’ai rouvert ce bouquin que j’avais déjà lu je ne sais combien de fois et dont je m’étais déjà servie. Et j’ai fait un cataplasme à l’argile. Et très sincèrement, en 15 minutes, la douleur avait été divisée par deux. Le lundi matin, quand je suis retournée travailler et que les gens m’ont dit : « Alors, c’étaient bien tes vacances ? », j’ai dit : « Je me suis cassé une côte. » Et des gens m’ont dit, alors que je cavalais dans l’escalier avec mon ordinateur pour rejoindre une réunion : « Ce n’est pas possible que tu n’aies pas plus mal, que tu puisses courir dans l’escalier malgré ça. » Et je me souviens que très vite, en fait, il fallait que je me tortille au moment de mettre le cataplasme pour savoir exactement où le poser, tellement la douleur avait disparu. Et pour moi, c’est resté l’expérience de ma vie avec l’argile.
France Guillain : Je comprends parce que je me suis cassé les côtes aussi. En tombant, je descendais un escalier en bois qui venait d’être ciré. J’avais des pantoufles toutes neuves en feutre. Je tenais un énorme classeur de la main gauche. J’avais le téléphone à la main droite. J’étais en train de parler avec une de mes filles à Paris, qui était à une certaine distance, et puis je descendais les marches deux par deux, sauf que je n’ai pas vu qu’il y en avait trois à la fin et je suis tombée sur le dos dans l’escalier. Je me suis vraiment cassé les côtes. Ça m’a coupé le souffle, complètement. Et ma fille a entendu le bruit. Elle me dit : « Oh maman, qu’est-ce qui se passe ? » J’ai mobilisé toute mon énergie pour reprendre mon souffle et je lui ai dit que je venais de tomber dans l’escalier. Elle m’a dit : « Tu enlèves la clé de la porte. Tu ne bouges pas, tu ne quittes pas le téléphone. » Elle a donné le téléphone à son mari en disant : « Tu lui parles non-stop. » Elle a pris son scooter et elle est venue me voir. Elle m’a posé le premier cataplasme d’argile suite à ça. Moi, je l’ai mis pendant six semaines, parce qu’en fait ça s’est cassé, déplacé, remis en place. C’est quand j’ai respiré profondément que ça s’est remis en place. Et donc j’avais fait une radio après, et puis on m’avait dit : « Il y a eu déplacement. » Et j’ai fait ça pendant six semaines non-stop. J’allais quand même faire mes conférences, on venait me chercher en voiture parce que je ne pouvais plus y aller à vélo et c’était dangereux parce que ça avait été déplacé. Eh bien, c’était génial : j’ai zéro séquelle. Tout le monde m’avait dit — j’avais plus de 60 ans — : « Regarde, les séquelles à vie, tu verras, quand le temps change tu auras mal », etc. Zéro, zéro séquelle.
Première participante : Pareil, rien. Et ça, c’est génial. Je l’ai fait aussi pendant, je crois que c’était deux mois et demi. Et puis après je suis partie à Singapour pendant une semaine et je me suis dit : « Non, je ne peux pas partir avec ma valise pleine d’argile, ça ne va pas le faire. » Donc j’ai dit : « Tant pis, j’arrête. » Mais j’ai quand même continué à le faire la nuit, très, très régulièrement pendant encore quelques mois.
France Guillain : C’est bien, c’est très, très bien parce que, quand vous faites ça, vous faites disparaître le cal. C’est-à-dire que quand un os se casse, la réparation habituelle, c’est un cal qui se voit à la radio, qui se forme. Et ce cal est un lieu de fragilité. C’est autour de ce cal, souvent, qu’on va se décalcifier plus tard. Et si on retombe une autre fois, ça va être beaucoup plus compliqué pour que la soudure se fasse correctement. Alors que quand on met l’argile non-stop, on élimine le cal. Moi, j’ai une radio du scaphoïde et du genou [passage incertain dans la transcription], et l’IRM qui vient sept mois plus tard : il n’y a plus de cal, il n’y a plus rien. Ça veut dire que ça m’a permis de retomber sur ce genou : un scooter m’a coupé la priorité, j’étais à vélo. Eh bien, ça a fait une bulle dans le cartilage, qui s’est résorbée en sept ou huit mois d’argile, il n’y a pas eu d’explosion de la rotule. Si j’avais gardé le cal, le médecin m’a expliqué que j’aurais explosé la rotule, alors que là j’ai seulement fait une bulle dans le cartilage. Vous voyez la différence, c’est énorme. Donc ça vaut la peine d’aller jusqu’à… Et moi, l’idée de la disparition du cal, elle est venue : je me suis dit, quand on met de l’argile sur la peau ou sur un doigt, les empreintes digitales se reforment exactement et ça laisse zéro cicatrice. L’os, qui n’est pas très loin, pourquoi ça ne ferait pas la même chose ? C’est comme ça que j’ai eu l’idée. J’ai proposé au médecin — c’était à Paris —, je lui ai dit : « Écoute, moi j’aimerais savoir si on peut enlever le cal. Est-ce que tu accepterais de me prescrire une IRM dans trois mois, six mois ? » C’était difficile, à Paris, c’était difficile d’avoir des IRM. J’ai eu une IRM pour le 3 novembre, quand personne ne veut y aller, à l’autre bout de Paris. Et elle a été obligée d’inventer un truc, je ne sais quoi, pour obtenir l’IRM, parce que jamais ils n’auraient fait une IRM pour ça, pour la raison que je donnais. Et en fait, ça m’a permis de comparer la radio avec le cal et l’IRM sans cal. Et en plus, avec un cartilage tout neuf, plus aucun point d’ossification. J’ai une question.
Deuxième participante : Moi, j’ai eu une blessure au pied à l’âge de 20 ans. Donc j’ai un cal sur le haut du pied, sur le cou-de-pied. Et il y a quelques semaines, je me suis blessée sur ce pied. Avec la marche, ça a tapé. Donc ça m’a réveillé toute cette douleur autour du cal. Mais ce cal, si je mets maintenant de l’argile, est-ce que même tellement d’années après, ça peut aider ?
France Guillain : Ce n’est pas impossible. Parce que si le cal a été légèrement fêlé, par exemple, ça va permettre à l’argile un travail à l’intérieur. Ce n’est pas impossible. Mais il faudrait peut-être en mettre pendant deux, trois ans. Bon, on va essayer. Mais ça n’est pas impossible puisque l’argile arrive à enlever les cicatrices de brûlure, vieilles cicatrices de brûlure, un an, deux ans, trois ans, arrive à les enlever et à reconstituer la peau impeccable. Donc pourquoi pas ? Surtout que c’est juste sous la peau. Ça serait une expérience intéressante à faire, très astreignante, mais pour voir si ça fonctionne. D’accord, ça vaudrait le coup. Chaque personne qui a un résultat… Le témoignage de Michel, il est très intéressant parce que ça permet à une personne qui a le même accident de faire la même chose. Chaque personne qui fait quelque chose, qui réussit, permet d’avancer pour tout le monde. Éliminer un cal, c’est toujours intéressant. Toujours, toujours intéressant. Et c’est évidemment beaucoup plus rapidement éliminé quand on le fait tout de suite.
Argile et côte cassée : à retenir
Cette capsule rassemble avant tout des témoignages personnels sur l’utilisation de l’argile après une fracture. Une participante raconte avoir eu recours aux cataplasmes après s’être cassé une côte, avec une diminution très rapide de la douleur selon son expérience. France Guillain rapporte à son tour une fracture des côtes et explique avoir poursuivi les applications d’argile pendant plusieurs semaines.
La discussion s’élargit ensuite à la formation du cal osseux après une fracture. France Guillain expose ses observations personnelles à partir de radiographies et d’IRM réalisées après certaines de ses blessures, ainsi que l’hypothèse qui l’a conduite à prolonger les applications d’argile. Ces propos relatent des expériences et observations individuelles ; ils ne remplacent pas le diagnostic ni le suivi médical d’une fracture.
Pour aller plus loin : découvrir ce qu’est l’argile et comment l’appliquer.
Équipage Pleines Voiles
Chaque mois, les rencontres en ligne de l’Équipage Pleines Voiles permettent d’approfondir la Méthode France Guillain, de répondre aux questions des participants et d’échanger autour de sa mise en pratique au quotidien.
S’inscrire à l’Équipage Pleines Voiles
