Pourquoi ne pas mettre de fruits congelés dans le Miam-Ô-Fruit?
Une question qui revient souvent!
Voici quelques éléments de réponse.
La congélation n’est pas chimiquement toxique pour les fruits, qui conservent la plupart de leurs vitamines, minéraux et fibres. La congélation conserve bien quelques nutriments, mais pas la dynamique vivante de l’aliment.
La formation de cristaux de glace altère et déchire leurs membranes cellulaires, si bien qu’après décongélation ils ne sont plus des aliments « vivants » au sens physiologique: leur structure interne est désorganisée et leur comportement digestif modifié.
Or, des travaux sur la leucocytose post-prandiale montrent qu’après l’ingestion d’aliments cuits on observe une légère augmentation des globules blancs, signe d’une réaction de vigilance — donc d’une sollicitation inflammatoire du système immunitaire — alors que cette réaction est beaucoup moins marquée, voire inexistante, quand on commence par du cru.
Le fruit congelé est brûlé par le froid, il n’est plus cru au sens physiologique: comme l’aliment cuit, il est partiellement transformé et déstructuré. On peut donc, par analogie, considérer qu’il est moins neutre pour le corps qu’un fruit frais et qu’il peut solliciter davantage la digestion et l’immunité (donc être plus inflammatoire).
C’est pourquoi, dans le Miam-Ô-Fruit, on met des fruits frais et intacts, plus apaisants pour le système immunitaire et plus favorables à une bonne digestion, à condition bien sûr de les mastiquer correctement.
Ayant nous-même un grand potager et beaucoup de fruits en été, nous privilégions autant que possible la lactofermentation plutôt que la congélation.
Cette méthode permet de garder les fruits crus, sans chaleur et sans rupture brutale des cellules par le froid: ce sont les micro-organismes naturellement présents qui transforment doucement l’aliment. La lactofermentation préserve ainsi davantage la vie biologique de l’aliment et enrichit sa teneur en bactéries bénéfiques pour le microbiote intestinal.
Qu’est-ce que la vie?
Pour Antoine Béchamp, un être vivant (cellule, plante, animal…) ne se définit pas par une substance particulière, mais par une organisation dynamique de la matière, composée d’unités vivantes élémentaires (ou microzymas), capables de se maintenir, se transformer et se reproduire. Un être vivant est ainsi un équilibre dynamique, porté par une activité permanente, et non par la simple présence de composants matériels.
Lactofermentation douce sans sel ajouté
Principe
On laisse agir les bactéries naturellement présentes sur la peau des fruits, dans un milieu anaérobie (sans air).
Comment faire
- Laver grossièrement (pas trop) les fruits bio.
- Les couper en morceaux si besoin.
- Les mettre dans un bocal propre.
- Recouvrir entièrement avec de l’eau non chlorée (ou légèrement sucrée si le fruit est très acide).
- Fermer sans serrer complètement (ou utiliser un bocal à joint avec dégazage).
- Laisser à température ambiante 3 à 7 jours, puis conserver au frais.
On obtient des fruits acidulés, pétillants, très digestes, riches en bactéries lactiques.
C’est ce type de fermentation qui respecte le plus l’idée d’un aliment “vivant” pour le microbiote.
Aïmata et France Guillain

